Petite pastille humoristique qui prouve que le racisme peut arriver à N'IMPORTE QUI.
C'est une grande sportive dont la devise – « Je décide de faire mieux encore et toujours » – lui a permis d’être détentrice de dix-sept records mondiaux et elle est la femme la plus décorée. Elle est parmi les premières femmes titulaires du permis de conduire, qu'elle obtient dès 1899. Elle passe également quatre brevets de pilote (avion, ballon, hydravion, hélicoptère) et pilote également des dirigeables.
En 1908, elle a posé sa candidature pour participer au Tour de France cycliste. Les organisateurs ayant refusé, elle fait le même parcours que les hommes, en prenant le départ plus tard qu'eux. Elle invente l’aviation sanitaire en 1910.
A l'âge de quatre-vingt-cinq ans, elle pilote le premier hélicoptère à réaction français.
« La reine de l’air », « Marie casse-cou », « l'infatigable globe-trotteuse », « l’éternelle curieuse », « la femme la plus extraordinaire du siècle », « la femme la plus extraordinaire depuis Jeanne d'Arc », « la femme la plus décorée au monde » : elle reste un modèle de dynamisme et de foi en l’être humain. Elle pratique de nombreux sports à une époque où l'image de la femme française était tout simplement celle d'une bonne maîtresse de maison. Elle pratique la natation, le cyclisme, l’alpinisme, l’aéronautique, l’aviation, l’équitation, la gymnastique, l’athlétisme, les jeux d’adresse. Dans tous les sports elle brille et au premier rang. Elle aime le risque, la lutte et l’effort.
À Nancy et dans sa banlieue, plusieurs bâtiments publics portent son nom, notamment une école primaire à Vézelise, une école maternelle à Saint-Nicolas-de-Port, un gymnase et un lycée. À Aurillac, une rue, un gymnase et un aéro-club portent son nom. Une rue porte son nom à Reims.
En 2004, la Poste française a édité un timbre postal en hommage à Marie Marvingt.
Trailer d'un documentaire consacré à Marie Marvingt
May
Ziadé: Une pionnière du féminisme oriental
Le mouvement féministe qui a pris son essor dans le monde arabe, aux débuts de ce siècle et qui a viré de bord avec la vague intégriste islamique suscitée par le phénomène Khomeiny, ce mouvement promotionnel doit beaucoup à l'écrivain May Ziadé.
Première femme arabophone universitaire, May a consacré le gros de sa carrière sociale et littéraire à défendre les droits de la femme, considérée jusqu'alors comme un être mineur, voire une couveuse ou un simple objet de plaisir. D'ailleurs le titre d'"Aqila" qu'on donnait couramment à l'épouse signifie littéralement: attachée par une corde, attachée a son mari telle une monture ou tel un serf à la glèbe.
Q'elle était dans ses grandes lignes, la carrière de cette pionnière téméraire et comment concevait-elle le rôle et les obligations de la femme?
Biographie:
Née à Nazareth, le 11 Février 1886, de père libanais, May Ziadé fit ses études primaires et secondaires au Collège des Visitandines d'Antoura (Liban), puis rejoignit ses parents en 1904 à Nazareth ou elle poursuivit passionnément son auto culture.
A partir de 1908, elle s'installa définitivement au Caire où son père Elias Ziadé (Originaire de Chahtoul près de Ghazir) dirigeait la revue "Al-Mahroussa" et se fit inscrire à l'Université Egyptienne dans la section littéraire.
La femme de lettres:
En 1910, elle publia son premier recueil de poésie lyrique française: "Fleurs de Rêve", sous le pseudonyme d'Isis Copia.
Ses études d'arabe classique terminées, May aida son père dans la rédaction de sa revue. Puis dès les débuts de la première guerre mondiale, elle fonda un salon littéraire qui ne tarda pas à devenir le lieu de rendez-vous des grands esprits de l'époque tels que Taha Hussein, Khalil Moutran, Loutfi Sayyed, Antoun Gemayel, Waheddine Yakar, Mostapha Rafei, Yacoub Sarrout.
Elle passait régulièrement la saison d'été au Liban dans "la cabane verte" construite à son intention, par ses admirateurs à Dhour Choueir.
Après la guerre May se consacra aux Lettres. Elle publiait ses propos dans les plus grandes revues arabes de
l'époque: Al-Hilal et Al-Moktataf. Elle les fit paraître plus tard dans une série d'ouvrages portant les titres suivants:
-Bahissat al Badia
-"Aicha Teymour (Biographie des deux principales dirigeantes du mouvement féministe en Egypte).
-"Sourires et larmes" (de Max Scheller, traduits de l'allemand).
-"Propos de jeune fille".
-"Mélange (choix de conférences)
-"Ténèbres et Rayons (poèmes lyriques en prose)
-"L'Egalité" étude sociologique.
-"Flux et Reflux (Réflexions littéraires).
Depuis 1914 May entretint une correspondance passionnée et passionnante avec Gibran Khalil Gibran, installé à New York. Malgré les sept mille Kilomètres qui les séparaient, selon les dires de Gibran, et malgré les circonstances défavorables qui les empêchaient de se rencontrer, cette idylle unique dans les annales littéraires dura dix-sept ans, c'est à dire jusqu'a la disparition de l'auteur du "Prophète".
Imbue de culture occidentale, May effectua plusieurs voyages d'étude en Europe.
A partir de 1928 May subit le revers de la médaille. Elle perd coup sur coup les êtres qui lui étaient plus chers, sa mère, son père, puis Gibran. Se sentant très seule, au déclin de la vie, elle sombre dans une dépression accablante.
Elle rentre au Liban atteinte de neurasthénie noire en 1939 et passe six mois dans un asile d'aliénés. Négligée d'abord puis comblée de sympathie par ses amis écrivains, elle recouvre sa lucidité. Et après un an à Freyké, dans l'entourage de Amine Rihani, elle revint au Caire ou elle finit par succomber à ses souffrances physiques et morales le 17 Octobre 1941.
Militante acharnée:
May Ziadé s'est surtout faite remarquer par son activité fébrile pour émanciper la femme, de l'ignorance d'abord, puis du joug des traditions anachroniques afin qu'elle puisse se comparer à l'homme et mériter son droit a l'égalité.
A cette époque la renaissance féminine se manifestait timidement. Elle avait autant besoin de dynamisme que d'orientation rationnelle. Avec Kassem Amine et Bahissat Al Badia, May exerça une influence remarquable sur l'éveil de la conscience de la femme arabe.
May considérait la femme comme l'élément de base dans toute société humaine. Une mère esclave, dit-elle, ne peut nourrir ses enfants que de son propre lait, un lait qui sent forcement l'esclavage.
Cependant, précise-t-elle, l'évolution de la femme ne doit pas s'effectuer aux dépens de sa féminité, mais parallèlement a celle de l'homme. Car si le grand mérite de l'homme consiste dans la réalisation de sa virilité, celui de la femme réside dans sa manière de se parfaire en tant que telle, c'est à dire selon sa propre nature. La virilité, selon May, se manifeste par la force, la lutte d'influence, la volonté de puissance alors que la féminité est synonyme de tendresse, de grâce et de finesse. La culture adéquate est le seul moyen de libérer la femme de ses complexes et de sa condition servile et de lui permettre par conséquent de jouer son rôle polyvalent en tant que reine de foyer, de partenaire à part égale, d'éducatrice et de "bouche utile" dans un travail approprié.
Romantisme à l'oriental:
Romantique, dès son enfance, May subit successivement l'influence de Lamartine de Bryon et de Shelley. Cette influence se manifeste dans toute son oeuvre lyrique qui reflète sa nostalgie du Liban, terre promise, ses idées mystiques, sa mélancolie et son spleen:
"Notre vie écrit-elle dans "Fleurs de Rêve", est ainsi faite que nous laissons un peu de nous-mêmes aux ronces du sentier, et cela a chaque instant.
"...En vain voudrions-nous nous arrêter, mais nous sommes semblables à un torrent ou l'onde qui suit pousse l'onde qui précède. Son eau roule sur des roches rugueuses, tombe en cascades frémissantes, elle voudrait quitter ces bas-fonds inhospitaliers mais elle est forcée d'y demeurer le temps que lui a départi le destin".
May Ziadé s'exprimait à la fois en arabe, en français et en anglais (sous le pseudonyme de Khaled Nach'at dans l'Egyptian Mail). Elle possédait assez bien, en outre l'allemand, l'italien et l'espagnol.
Sa valeur litteraire:
On distingue dans son oeuvre deux aspects nettement opposés. Comme essayiste, elle se faisait remarquer par sa finesse d'observation autant que par son souci d'objectivité. Pour cette discipline rigoureuse, son style devenait sobre, minutieux tout en gardant sa propre personnalité. Comme écrivain lyrique, elle brillait par son imagination sensuelle capable d'associations heureuses, parfois surprenantes. Il lui importait moins de décrire le réel à grands renforts de faits, d'images vraisemblables ou à la faveur des saisies immédiates sur le vif que de suggérer discrètement ses impressions et créer une ambiance intime communicative. Son style devient alors image, charnu, lancinant et plein de fraîcheur.
De plus elle était douée d'un talent oratoire remarquable.
En lisant May, à vrai dire, on ne sait pas tout à fait si son écrit relève du genre romanesque, du souvenir d'enfance, du conte fantastique, du rêve romantique, de l'évocation historique ou de la confession.
C'est un mélange si spontané, dans un style si pittoresque qu'il nous tient en haleine, malgré certaines bavures ou banalités.
A travers son oeuvre elle tient à nous communiquer tantôt l'intensité d'un bonheur éphémère, tantôt la magie d'un rêve qui nous transporte au-delà de notre existence monotone, en cette luminosité illusoire qui exerce sur nous l'effet d'une transcendance.
Engagée dans son féminisme, jusqu'à la moelle, May a su assumer son temps, tant dans son action que dans ses écrits, témoigner pour sa génération et rattacher l'éphémère à ce qu'il y a de plus durable dans notre existence.
Le gestionnaire de fortune
La gestion de fortune favorise les collaborateurs d’un certain âge. «Pour asseoir leur présence sur les marchés existants, où il s’agit de fidéliser la clientèle, les banques préfèrent quelqu’un de posé avec un réseau de relations et une ancienneté, gage de crédibilité, note Julien Bonvin, consultant auprès du cabinet de recrutement Human Asset. A l’inverse, pour les nouveaux marchés comme la Russie, elles privilégient les jeunes, plus offensifs.» Ces seniors arrivent en outre avec un fichier de clients déjà constitué, un avantage certain pour la banque. «La gestion de fortune s’adresse à une clientèle relativement âgée qui, pour parler de prévoyance vieillesse ou de préparation à la retraite, préfère avoir affaire à quelqu’un du même âge, avec un regard similaire sur la vie», ajoute Ruth Derrer-Balladore, responsable du marché du travail auprès de l’Union patronale suisse (UPS).
Le manager de crise
L’entreprise qui cherche à sortir d’une situation de crise fait appel à un gestionnaire expérimenté. «Un manager confronté à sa première crise va paniquer, relève Ruth Derrer-Balladore. Celui qui a déjà vécu deux ou trois fois ce genre de cas va prendre le temps de réfléchir et réagir de façon adaptée.» La gestion de crise se fait sur mandat. «Ces personnes interviennent pendant un laps de temps donné, de six mois à deux ans, pour assurer l’intérim suite à la démission d’un CEO ou pour encadrer une transition. Pour cela, il faut un gros bagage et une très large palette de compétences», souligne Julien Bonvin. Lors de la grève chez Swissmetal en 2006, Berne avait ainsi fait appel à l’industriel jurassien Rolf Bloch, 75 ans, comme médiateur.
Le responsable RH
La longue expérience des seniors constitue un atout dans les ressources humaines. «Lorsqu’il s’agit de réorienter une carrière ou d’encadrer une reconversion professionnelle, l’employé qui est déjà passé par toutes sortes d’activités aura la connaissance et la légitimité nécessaires face au client», note Julien Bonvin. «J’ai constaté que les seniors s’adaptent plus rapidement, car ils ont déjà vécu pas mal de crises», renchérit Stephane Genova, propriétaire du cabinet de recrutement Job Selection. Il vient d’ailleurs d’engager un responsable des RH de plus de 60 ans (lire témoignage plus bas).
L’ingénieur
Ne trouvant pas d’ingénieurs qualifiés, la société allemande Fahrion Engineering a décidé de recruter des spécialistes entre 45 et 65 ans. «Un jeune ingénieur a besoin de dix à quinze ans avant d’être opérationnel sur un gros projet, comme la construction d’un aéroport. En revanche, on peut le confier à un senior au bout de trois ans», détaille Ruth Derrer-Balladore. Dans le domaine du nucléaire aussi, les collaborateurs âgés sont précieux. «Nous sommes à court d’ingénieurs maîtrisant ces technologies, indique Charles Bélaz, directeur de Manpower Suisse. Depuis vingt ans, ce secteur subit une sorte de moratoire, plus personne ne s’y forme.» Même phénomène pour les grands ouvrages: «Il manque des gens sachant construire des ponts, notamment à l’étranger. Les seniors, qui n’ont plus d’enfants en bas âge, partent plus facilement.»
Le consultant
Les seniors font de bons consultants. «Nos 350 membres âgés de 55 à 70 ans donnent des conseils dans tous les domaines de l’entreprise: la création, la gestion, la fusion, le redressement, la transmission», explique Dominique Noir, coresponsable d’Adlatus, un réseau d’ex-cadres de haut niveau. Leur atout: «Le banquier qui sait que son client est coaché par l’ex-directeur des finances de Nestlé aura davantage confiance.» Chez Top Fifty, les 400 conseillers de plus de 50 ans «ne nécessitent pas de phase d’apprentissage et ne cherchent pas à faire carrière chez le client», explique Philippe Erard, l’un des dirigeants. Certaines sociétés ont elles-mêmes compris l’intérêt de «recycler» leurs cadres. Chez ABB, les managers de plus de 60 ans sont transférés dans la firme de consulting indépendante Consenec. Aux CFF, les cadres supérieurs rejoignent à 59 ans un «Consulting Group».
L’ouvrier spécialisé
Certaines branches, très spécialisées et misant peu sur la force physique, nécessitent des ouvriers avec une grande expérience. Au syndicat Unia, on cite les métiers d’étancheur, de parqueteur ou de carreleur, «des professions à forte spécialisation». Tony Pereiro, directeur adjoint d’Adecco Suisse, relève quant à lui que «les ferblantiers, charpentiers ou horlogers d’un certain âge sont très recherchés». Il rappelle qu’au Japon, en France et en Grande-Bretagne des agences de travail temporaire ciblant les plus de 55 ans ont vu le jour. «C’est un marché porteur.» De plus, «ces savoir-faire anciens ont été délaissés ces dernières années par les jeunes et il y a donc un véritable manque de main-d’oeuvre.»
Le politicien
Pour faire de la politique, mieux vaut ne pas être trop jeune. «Avec l’âge, je maîtrise mieux les dossiers, j’ai une meilleure perception des rapports de force et j’ai acquis l’habitude de croiser le fer, indique Jacques-Simon Eggly, doyen du Conseil national avec 64 ans. Le libéral genevois cite le cas de l’ex-conseillère fédérale Ruth Metzler, 35 ans au moment de son investiture, «qui manquait d’expérience politique». Conscient de cette situation, le Conseil suisse des activités de jeunesse a mis sur pied un programme de mentorat: les politiciennes expérimentées accompagnent les plus jeunes, leur permettant de rencontrer des personnes influentes et de se constituer un réseau de relations.
L’assistant à la petite enfance
Les seniors ont un rôle social à jouer en se mettant bénévolement au service de la petite enfance. A l’Atelier-Vie, une garderie genevoise, des retraités s’occupent des enfants un après-midi par semaine. La crèche La Chenille à Lausanne fait de même (lire témoignage plus loin). Au Mouret (FR), à Anières (GE) et à La Chaux-de-Fonds, des institutions réunissent sous un même toit un foyer pour personnes âgées et un jardin d’enfants. Certaines classes zurichoises, saint-galloises et grisonnes reçoivent la visite d’un aîné une fois par semaine. «Le senior ne remplace pas l’instituteur, il aide simplement l’élève à faire des calculs ou à lire dans un coin. Il y a moins de pression dans la relation, car il est plus disponible que le maître et ne met pas de notes», raconte Pascale Sidler-Angehrn, ex-institutrice à l’origine du projet. Une initiative similaire a été mise sur pied en 2002 à Bex.
Le coach pour chômeurs
Le savoir-faire des aînés peut servir aux chômeurs. «Les ORP nous envoient des sans-emploi qui veulent créer une entreprise, note Dominique Noir d’Adlatus. En Valais, nous en avons conseillé plus de 400.» Les aînés peuvent également aider les jeunes à trouver un apprentissage. Le Centre vaudois d’aide à la jeunesse propose ainsi à des retraités de la banque, des assurances, du bâtiment ou du graphisme de parrainer un jeune en quête d’emploi. Innovage, un projet pilote lancé fin 2006 dans quatre villes suisses, prévoit, lui, que des seniors hautement qualifiés de plus de 55 ans coachent des jeunes en recherche de place d’apprentissage. «Un architecte à la retraite pourra par exemple introduire une personne dans la construction grâce à son carnet d’adresses», détaille pour sa part Daniel Ardiot, le président de l’association valaisanne Adire, qui regroupe une vingtaine de coachs seniors.
Le mentor
Constatant qu’elles perdaient de précieuses connaissances au fur et à mesure que leurs collaborateurs partaient à la retraite, certaines entreprises ont mis en place des programmes de mentorat pour assurer la transmission des compétences. «Nous voulons garder le savoir-faire au sein de l’entreprise», souligne-t-on ainsi à La Poste. Elle a donc introduit des équipes mixtes mêlant les jeunes et les seniors. Chez Siemens Suisse, on privilégie également le brassage. «Nous avons constaté que les teams mixtes fonctionnent mieux. Les plus âgés ont une vision d’ensemble, un certain calme, que les jeunes, plus dynamiques, n’ont pas», explique Nadine Rymann, porte-parole. Les CFF et Novartis disposent eux aussi de programmes de parrainage. Un article publié sur largeur.com
Entretien avec Marc Weintraub, fondateur du salon Emploi Seniors Recrut Seniors
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